Le revirement réglementaire : de la suppression de l’auto-certification à son rétablissement
L’année 2025-2026 restera marquée par un véritable feuilleton réglementaire autour de la certification des logiciels de caisse.
Février 2025 : la Loi de Finances 2025 supprime l’auto-attestation. Seule une certification par un organisme accrédité (AFNOR, INFOCERT, LNE) devait faire foi.
Octobre 2025 : face à l’afflux de demandes, la date butoir est repoussée du 1er mars au 31 août 2026.
Février 2026 : coup de théâtre ! La Loi de Finances 2026 rétablit l’auto-certification. Les éditeurs peuvent à nouveau fournir une attestation individuelle.
Les sanctions en cas de non-conformité
Malgré ce revirement, les obligations de fond restent inchangées. Les sanctions prévues par l’article 1770 duodecies du CGI sont dissuasives :
- Amende de 7 500€ par système d’encaissement non conforme, renouvelable tous les 30 jours
- Rejet de la comptabilité et reconstitution d’office du chiffre d’affaires
- Pénalité de 80% sur les droits dus en cas de manœuvre frauduleuse
- Pour les éditeurs : amende pouvant atteindre 15% du chiffre d’affaires
- Faux certificat : délit pénal passible de 3 ans d’emprisonnement et 45 000€ d’amende
Le lien avec la facturation électronique
La certification NF525 s’inscrit dans une stratégie globale de sécurisation fiscale. La réforme de la facturation électronique (septembre 2026) repose sur deux piliers :
- E-reporting (NF525) : transactions avec les particuliers
- E-invoicing (NF203) : factures électroniques B to B
Pour les entreprises mixtes, une double certification NF525 et NF203 permet d’anticiper sereinement ces évolutions.