C’est le maillon qui révèle la valeur réelle de toute la chaîne, et c’est celui que la plupart des organisations traitent avec le moins de rigueur. On mesure le volume écoulé, on constate que les ventes ont progressé, et on reconduit le plan l’année suivante. C’est une erreur de pilotage. La rentabilité réelle d’une promotion se calcule par opération, par secteur, par client. Pas à un niveau global qui masque des réalités très contrastées. Certaines opérations créent de la valeur, d’autres en détruisent. Les fondre dans une moyenne consolidée, c’est renoncer à la capacité d’arbitrer.
La distinction fondamentale est celle entre ventes incrémentales, celles que la promotion a réellement créées, et celles qui auraient eu lieu de toute façon. Sans cette distinction, tout ROI promotionnel est une illusion. On se félicite d’un volume, alors qu’on a simplement subventionné des ventes acquises. Les directions qui s’imposent cette discipline analytique gagnent un avantage décisif : elles savent où investir, où couper, et comment défendre leurs arbitrages avec des données solides.