Vous l’aurez compris, le CPPA est un projet de loi (très, très) fortement inspiré du RGPD. Voici les principales évolutions qu’apporteraient Bill C-11.
Des règles modernisées sur le consentement
S’il entrait en vigueur, le CPPA imposerait de nouvelles règles sur le consentement. Les compagnies ne traiteraient les DCP du concerné qu’en cas de consentement expresse, sauf si elle établit qu’un consentement implicite est approprié.
A chaque traitement, les informations suivantes doivent être accessibles au concerné :
- La finalité du traitement
- La manière de laquelle chaque information est traitée
- Les conséquences prévisibles du traitement
- Les types spécifiques de données personnelles qui sont traitées
- Le nom des tierces parties à qui les informations pourraient être transmises.
Durcissement du régime et des sanctions
Le projet de loi prévoit la création d’un tribunal dédié. Un tribunal administratif serait établi pour les appels des décisions de l’OPC (Office de protection du consommateur) faites sous le nouveau régime. L’objectif est de faciliter les pénalités.
Une entreprise qui ne respecte pas les règles s’expose à des sanctions sévères :
- Sanction d’un pourcentage jusqu’à 3% du chiffre d’affaires (sans excéder 10 millions de dollars canadiens) pour les cas courants.
- Sanction d’un pourcentage jusqu’à 5% du chiffre d’affaires (sans excéder 25 millions de dollars canadiens) pour les cas graves.