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Un SaaS décarboné commence… dans le nuage

 

Choisissez un fournisseur d’infrastructure cloud aligné avec une logique d’économie d’énergie et de réduction des émissions. 

Concrètement,  chaque requête (API, base de données, page servie) consomme de l’énergie, donc l’empreinte carbone dépend aussi du fournisseur. 

L’intérêt est de vérifier que votre cloud est engagé : efficacité des datacentersénergie bas-carbonerefroidissement optimisé et pilotage fin de la consommation.

Optez pour l’architecture modulaire (bye-bye l’architecture rigide)

L’architecture rigide

 

Dans un ERP avec une architecture rigide, le logiciel fonctionne comme un gros pavé : dès qu’un utilisateur fait une action, de nombreuses parties doivent être chargées et mobilisées, même si on n’utilise qu’une fonctionnalité. 

Image simple : c’est comme allumer tout un bâtiment alors que vous êtes dans une seule pièce. 

Conséquence : 

  • davantage de mémoire mobilisée, calcul et énergie consommée  
  • Donc une infrastructure plus lourde et couteuse.

L’architecture modulaire

 

À l’inverse, une architecture modulaire c’est à dire une application découpée en microservices (ex : vente, achat, finance, production…) permet de : 

  • lancer seulement le service utile 
  • garder le reste “au repos” 
  • et répartir les tâches plus intelligemment 

Image simple : vous n’allumez que la pièce où vous êtes.

Faites “respirer” l’application selon la demande

 

Une fois qu’on a des services séparés, on peut activer un levier clé : l’autoscaling. 

Autoscaling = augmenter ou réduire automatiquement la puissance en fonction de l’activité. 

Concrètement : 

  • Le matin  10h, si la facturation est très sollicitée → le système peut lancer plusieurs “copies” de ce service 
  • En fin d’après-midi 5h, quand l’usage baisse → il peut réduire le nombre de copies 
  • la nuit → certains services peuvent quasiment s’arrêter 

 

-> Résultat : on évite de garder des serveurs “en attente” toute la journée (et toute la nuit). 

Image simple : quand il y a du monde à l’épicerie, on ouvre plus de caisses ; dès que l’affluence retombe, on en ferme. Le “service caisse” se duplique pour absorber les clients en attente, puis les caisses supplémentaires s’éteignent proprement quand la file diminue 

Humains contre robots : délimitez les tâches

Services utilisés par des humains (tâches“interactive”)

 

Ce sont les tâches liées à l’usage : clics, ouverture de fenêtres, impression, saisie, validation… 

Elle fluctue avec les horaires, il est donc logique d’optimiser en mode : 

  • fort en journée 
  • réduit en dehors des horaires de travail 
  • minimal la nuit 

 

Exemple concret : si les développeurs ne se connectent pas la nuit, certains services (ex : moteur de recherche interne, outils d’admin, etc.) n’ont pas besoin de tourner à pleine capacité.

Services de robots (machine-vers-machine)

 

Certaines tâches tournent plus régulièrement : synchronisations, mises à jour, échanges automatiques… 

Elles peuvent tourner H24, mais on peut les isoler : 

  • sur un type d’infrastructure dédié 
  • et surtout sans surcharger l’infrastructure de l’interactif

Tout n’a pas besoin d’être instantané

 

Un SaaS efficient fait une différence entre : 

  • Ce qui doit être instantané : on veut une réponse immédiate pour éviter les conflits (exemple : deux personnes consultent le même stock). 
  • Ce qui peut attendre : quelques minutes ou secondes d’attentes sont acceptables (exemple : génération d’un rapport) 
  • Ce qui peut être décalé : on peut planifier, regrouper, lisser (exemple : sauvegarde de données) 

L’idée : réserver l’infrastructure “rapide et coûteuse” à ce qui en a vraiment besoin. 

Surveillance applicative

 

Pour faire vivre des microservices + autoscaling, on utilise souvent la conteneurisation (ex : Docker). 

Un conteneur, c’est une façon légère d’emballer un service pour qu’il démarre vite, s’arrête vite, et utilise moins de ressources qu’une grosse machine dédiée. 

Ensuite, il faut un chef d’orchestre, comme Kubernetes. Il sert à : 

  • décider si un service doit tourner en 1 exemplaire ou 10 
  • lancer / arrêter automatiquement les micro-services 
  • placer les services au bon endroit pour utiliser au mieux les serveurs 
  • Suivre les usages de chaque micro-service à travers une stratégie R&D à jour incluant les correctifs de sécurité

 

Cette combinaison aide directement à réduire la consommation avec un meilleur ajustement.  

Optimisez les performances !

 

Un fournisseur SaaS suit finement : 

  • quels microservices consomment le plus 
  • quel traitement prend le plus de temps de calcul 
  • ce qui est le plus utilisé (sur des volumes énormes) 

 

C’est là qu’on parle de CPU. 

CPU = le processeur, et en pratique c’est souvent : “combien de temps de calcul l’application a consommé”. 

En le mesurant, on peut agir de deux façons : 

  • Détecter les codes “consommateurs” et repenser les algorithmes associés 
  • Faire évoluer les briques technologiques (ce qui peut apporter des gains “gratuits” de performance) 
  • Mieux exploiter les capacités de services liés (ex : base de données) 
  • Consommer les ressources raisonnablement (garder en mémoire des infos quand c’est possible plutôt que les redemander à un tiers fréquemment) 
  • Distribuer/paralléliser des traitements 

Utilisez l’IA intelligemment

 

L’IA entre peu à peu dans le processus d’optimisation des éditeurs SaaS, notamment pour : 

  • mieux analyser la consommation des services 
  • détecter des patterns provoquant des instabilités 
  • anticiper quand désactiver certains services 
  • proposer des optimisations 

 

Coté utilisateur, l’IA est également de plus en plus utilisée pour consommer autrement les logiciels SaaS, mais attention l’IA est un gros consommateur de ressources.
Si on l’utilise à tort et travers, ou que l’on allonge trop les discussions avec les assistants, on peut créer un surcoût énergétique. 

Il faut donc inciter à un usage réfléchi de l’IA, sinon on perd le bénéfice de tous les efforts Green IT. 

Conclusion

 

Un SaaS décarboné, ce n’est pas seulement “héberger vert”. C’est être malin et économe en fournissant des services performants, et c’est : 

  • quitter une logique rigide
  • aller vers des microservices 
  • utiliser la conteneurisation 
  • activer l’autoscaling 
  • distinguer tâche interactive et traitements “qui peuvent attendre” 
  • mesurer la CPU et optimiser en continu 
  • et utiliser l’IA comme levier d’optimisation, pas comme gadget 

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