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Qu’est-ce que le no-code et le low-code ?

Les termes « no-code » et « low-code » reviennent dans presque toutes les discussions sur la transformation numérique. Pourtant, ces concepts restent flous pour beaucoup de dirigeants et de gestionnaires. Qu’est-ce qui se cache derrière ces appellations? En quoi diffèrent-elles du développement traditionnel? Et surtout, que changent-elles concrètement pour une entreprise?

Cet article propose un tour d’horizon factuel pour y voir clair.

Le développement traditionnel : le « hard code »

Avant de parler de no-code ou de low-code, il faut comprendre ce qu’ils cherchent à simplifier.

Le développement traditionnel, parfois appelé « hard code » ou « pro-code », consiste à écrire manuellement des lignes de code dans un langage de programmation (Python, Java, C#, JavaScript, etc.). C’est la méthode classique pour créer des logiciels ou des systèmes d’entreprise.

Ce modèle offre une liberté totale de conception. On peut construire exactement ce qu’on veut, sans contrainte de plateforme. Pour des systèmes critiques, des algorithmes complexes ou des architectures très spécifiques, le développement sur mesure reste souvent incontournable.

Mais il comporte des limites bien connues. Il exige des compétences techniques pointues, ce qui rend l’entreprise dépendante de développeurs internes ou de firmes externes. Le cycle de développement est long : entre l’expression du besoin, les spécifications, les tests et la mise en production, plusieurs mois peuvent s’écouler. Et entre la demande initiale et la livraison, le besoin a souvent déjà changé.

Au Québec, cette dépendance est d’autant plus problématique que le marché des talents en TI est tendu. Recruter et retenir des développeurs coûte cher, et les PME n’ont pas toujours les moyens de rivaliser avec les grandes entreprises technologiques pour attirer ces profils.

Le résultat? L’outil finit parfois par contraindre l’organisation au lieu de la servir. On se retrouve avec des applications rigides, coûteuses à faire évoluer, qui ne correspondent pas à la réalité du terrain.

Le no-code : créer sans écrire une seule ligne

Le no-code permet à des personnes sans compétences en programmation de créer des applications fonctionnelles. L’utilisateur travaille dans une interface visuelle, par glisser-déposer, en assemblant des composants préconçus (formulaires, tableaux, automatisations, connecteurs). Il configure les règles métier, connecte les sources de données et publie son application. Aucune ligne de code n’est nécessaire.

Les cas d’usage typiques : gestion de workflows d’approbation, suivi de projets, collecte de données terrain, tableaux de bord, automatisation de processus répétitifs.

Le profil type de l’utilisateur no-code n’est pas un développeur. C’est un gestionnaire, un responsable des opérations, un technicien terrain, un directeur administratif. Quelqu’un qui connaît son métier et ses irritants quotidiens, et qui veut y répondre sans attendre qu’un département TI ou un fournisseur externe intervienne.

Le low-code : un terrain intermédiaire

Le low-code offre les mêmes interfaces visuelles que le no-code, mais permet aussi d’écrire du code personnalisé lorsque c’est nécessaire. Cette flexibilité ouvre la porte à des applications plus complexes : intégrations poussées avec des systèmes existants, logiques métier avancées, interfaces sur mesure, gestion de volumes de données plus importants.

En pratique, le low-code s’adresse à la fois aux développeurs qui veulent accélérer leur travail et aux « power users » capables de comprendre une logique conditionnelle ou une structure de données sans maîtriser un langage de programmation.

La frontière entre no-code et low-code n’est pas toujours nette. Certaines plateformes se positionnent sur les deux créneaux selon la complexité du projet. L’important n’est pas tant l’étiquette que la question de fond : qui, dans l’entreprise, est capable de construire et de faire évoluer l’application?

Ce que ça change vraiment

Au-delà de la technique, l’impact le plus significatif est organisationnel. Trois changements valent la peine d’être examinés.

 

L’indépendance retrouvée

Jusqu’ici, créer une application passait presque toujours par un développeur ou un fournisseur externe, avec son lot de délais, de coûts et de décalages entre le besoin et la solution livrée. Avec le no-code et le low-code, l’utilisateur final reprend le contrôle. Il connaît ses besoins et peut y répondre directement, plus vite et à moindre coût.

Pour beaucoup de PME québécoises, c’est un levier concret. Dans un contexte où la pénurie de main-d’œuvre touche autant les équipes TI que les équipes terrain, pouvoir outiller ses opérations sans dépendre d’un développeur change la donne. La transformation numérique cesse d’être « externalisée ». Elle devient une compétence interne.

Un nouveau rapport au temps

Dans un modèle traditionnel, on attend des mois pour une version finalisée. Le no-code et le low-code permettent de livrer rapidement une première version fonctionnelle. Ce n’est pas parfait, mais c’est concret. Les utilisateurs manipulent l’outil, donnent un retour basé sur l’usage réel (pas sur un document théorique), et l’application évolue par cycles courts.

Cette logique d’itération est beaucoup plus alignée avec la réalité du terrain. Le besoin bouge? L’outil s’adapte. On ne vise plus la perfection du premier coup. On vise l’amélioration continue.

 

La complémentarité avec les systèmes existants

Les ERP et les CRM répondent aux besoins globaux d’une entreprise, mais ils montrent parfois leurs limites face à des cas très spécifiques liés à l’activité. Intégrer ces particularités dans le système central peut exiger beaucoup de développement et alourdir l’ensemble.

Le no-code et le low-code permettent de créer des micro-applications légères qui s’imbriquent autour de l’ERP ou du CRM. On ne remplace pas le système existant : on l’enrichit de manière plus souple et plus rapide.

Exemple concret : une compagnie de services d’installation et maintenance utilise un ERP pour sa gestion globale, mais a besoin d’un outil terrain pour que ses techniciens documentent leurs interventions en temps réel. Plutôt que de développer un module sur mesure à grands frais, une micro-application no-code connectée à l’ERP peut répondre au besoin en quelques jours.

Un changement de paradigme pour les intégrateurs

Le no-code et le low-code transforment aussi le rôle des partenaires technologiques.

Dans le modèle classique, la valeur repose sur la capacité technique. Plus le code est complexe, plus la dépendance est forte. L’entreprise formule un besoin, les développeurs le traduisent en spécifications, on construit, on livre. Au moindre changement, on recommence.

Avec le low-code, on ne parle plus d’un fournisseur qui construit une application pour un client. On parle d’un partenariat. L’intégrateur devient un expert en structuration des processus d’affaires. Son rôle : aider le client à clarifier ses flux, identifier les inefficacités, prioriser ce qui doit être automatisé ou simplifié. Il pose les bonnes questions. Pourquoi ce processus existe-t-il? Peut-il être simplifié avant même d’être numérisé? Automatiser un mauvais processus ne crée pas de valeur : ça accélère juste le désordre.

L’expertise ne disparaît pas. Elle se déplace. On passe d’une expertise purement technique à une expertise stratégique et organisationnelle. C’est un métier de transformation, pas un métier de codage.

Chez Divalto, nous accompagnons les entreprises québécoises dans cette transition avec des solutions ERP, CRM et no-code conçues pour s’adapter à vos réalités terrain. Vous souhaitez explorer comment le no-code peut simplifier vos opérations

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